Le juge aux affaires familiales, souvent désigné par son sigle JAF, est le magistrat du tribunal judiciaire compétent pour l’essentiel des questions de vie familiale. Son champ de compétence est fixé par l’article L213-3 du Code de l’organisation judiciaire.
Le divorce et ce qui en découle
Le divorce lui-même, la séparation de corps, et l’ensemble des conséquences qui s’y rattachent : mesures provisoires, prestation compensatoire, liquidation du régime matrimonial lorsqu’elle est demandée dans le même cadre.
L’autorité parentale
Le JAF statue sur l’exercice de l’autorité parentale, que les parents soient mariés, séparés ou n’aient jamais vécu ensemble : résidence de l’enfant, droit de visite et d’hébergement, contribution à l’entretien et à l’éducation.
Les charges du mariage
En dehors même d’une procédure de divorce, un époux peut demander au JAF de fixer la contribution de l’autre aux charges du mariage, lorsque le couple rencontre des difficultés sans engager de séparation.
D’autres questions liées à la vie familiale
Le changement du nom d’usage à l’issue d’un divorce, certaines actions liées à la filiation lorsqu’elles ont une incidence sur les rapports entre les parents, ou encore les mesures de protection prévues en cas de violences au sein du couple, dont l’ordonnance de protection.
Pourquoi ce champ large a un intérêt pratique
Beaucoup de personnes s’adressent au JAF en pensant que seul le divorce y a sa place, et découvrent en cours de procédure qu’une question annexe (contribution aux charges, autorité parentale d’un enfant né hors mariage) relève du même juge. Un avocat en droit de la famille aide à regrouper ou séparer les demandes selon la situation.